À propos

Je m’appelle Elise, Olive et Lilas sont mes deuxième et troisième prénoms. Ça forme EOL, comme le maître grec des vents avec qui je prends grand plaisir à faire alliance.

Je suis musicienne et compositrice, d’abord sous les pseudonymes &Lz puis elsie dx. À la fin de ma formation en médiation culturelle et métiers du livre, j’ai mené une étude sur la place des femmes dans les musiques électroniques qui m’a éclairé sur la portée politique de ces expériences. Je l’ai présenté à l’occasion de plusieurs rencontres, publications et conférences (vous pouvez retrouver tout ce contenu dans la partie contact et lien) et j’ai co-fondé Scivias, une plateforme de soutien aux musiciennes et professionnelles de la musique en Fédération Wallonie-Bruxelles. J’ai créé ce blog en 2021 pour offrir une continuité à ce projet, avec l’envie de partager ces ressources et les mettre en lien avec ce qui me passionne.

À l’occasion de chaque pleine lune, j’écris des chants que je relie aux événements qui l’entourent (calendrier des arbres, saison, phénomène météorologique, mythologie, astrologie, planètes ou encore la symbolique du tarot). Ils servent d’ancrage, de prières, de soins et / ou d’offrandes. Ils n’existent que pour ce qu’ils sont, immatériels. Si cela vous intéresse, je vous propose d’en savoir plus sur la page « chantons ! » de ce blog.

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Le projet « La mante des eaux »

(A)percevoir d’autres jardins

Entendre, sentir : l’immatérialité de la musique nous relie à nos sens. Elle est un témoignage de manières diverses d’être au monde. Les jardins s’ensemencent grâce à l’air, aux insectes et aux animaux, un partage de ressources précieux, généreux et sans frontière.

Mon approche est volontairement subjective : je souhaite à travers ces articles proposer une autre version du récit que nous connaissons habituellement pour mieux questionner nos idées reçues, rencontrer nos contradictions et percevoir la pluralité de nos regards.

Grâce à des sélections musicales variées et la mise en lumière d’écrits de personnes dites « minorisées », j’ai le souhait de faire entendre d’autres possibles. À chaque lune (en)chantée, j’espère faire jaillir nos corps multiples et révéler de nouvelles voies.

La complexité est nécessaire, elle nous rend vivant·es. Ce blog est à l’état de compost : un microcosme qui a pour vocation d’évoluer et de mûrir au fil des rencontres et des découvertes pour offrir du terreau à d’autres écosystèmes.

Éveiller ses pensées : ces bouts d’histoire sont des outils, des possibilités de transformation, qui peuvent aider à réparer des blessures, éveiller des potentialités mais aussi mener vers des alternatives.


Tous les dessins sont originaux. Le dernier dessin est inspiré du Serpent rieur, une enluminure turque de Mehmed ibn Emir Hasan al-Su’ûdî, issue de l’ouvrage Matâli’ al-su‘âda wa yanâbi‘ al-siyâda (Le Lever des astres chanceux et les Sources de la souveraineté) — Istanbul, 1582.

La police du blog est Ortica, créée par Benedetta Bovani. Je l’ai découverte grâce à Loraine Furter qui répertorie des polices d’écritures gratuites réalisées par des fxmmes.

Articles récents

  • Chevaleresses, à la conquête d’un idéal
    Août est le huitième mois de l’année, il se déploie en plein cœur de la saison chaude mais marque aussi la fin de la période claire. Nous ne parviendrons peut-être pas à nous mettre d’accord sur la prononciation du « t » final ou s’il faut protéger le « u » du soleil avec un chapeau. Il n’empêche qu’il poursuit l’énergie de l’été, le moment des récoltes, où les fruits mûrissent et le vin coule à flots. Il n’y a pourtant pas que les fruits qui se multiplient, c’est aussi la saison des orages : la météo plus clémente facilite les déclarations de guerre. Je suis donc partie à la rencontre de ces figures combattantes qui conquièrent nos imaginaires depuis plusieurs millénaires.
  • Un monde de sens dessus dessous
    Les sens dessinent dans notre conscience le monde qui nous entoure, dans un dialogue constant entre notre corps et l’environnement. Liés à l’intuition, ils font aussi appel à la mémoire, bien plus qu’à la logique. Ils sont de précieux stimulants et nourrissent notre plaisir et notre bien-être. En cette période de floraison, d’éclosion, où les chants des oiseaux et des grenouilles font frétiller nos feuilles, je vous propose de serpenter à travers nos sens.
  • Sous la coquille d’un œuf : la danse du monde
    La fête de Pâques s’accompagne de merveilleux phénomènes. L’hiver laisse place au printemps et au retour du soleil, nourrissant le bourgeonnement des arbres et l’éclosion des premières fleurs. Si l’on s’accorde à se dire (et à se réjouir) de cette explosion de vie, un autre événement, bien plus curieux, se produit au même moment : des cloches et des lapins sèment des œufs en chocolat dans les parcs et jardins, lorsqu’ils ne se métamorphosent pas eux-mêmes en chocolat pour être dévorés par des petits et grands êtres humains. Avant de me remplir l’estomac moi aussi, je suis partie à la recherche de ce qui se cache derrière cette mystérieuse coquille.