Conférences et rencontres

En illustration, une reproduction d’une sérigraphie réalisée pour une carte de vœux qui pourrait provenir du Musée de Nengajo, au Japon (Nengajo étant le nom donné pour ces fameuses cartes de vœux). 

Entre 2015 et 2016, dans le cadre de ma formation en médiation culturelle à l’Université de Liège, j’ai mené une étude sur la place des femmes dans les musiques électroniques. Il en est sorti un mémoire intitulé : « L’électronique s’accorde-t-elle au féminin ? ». Tout le long de ce travail, j’ai cherché à comprendre ce qui explique la rareté de femmes dans les programmations des festivals. Pour ce faire, j’ai interrogé 5 musiciennes et 5 programmateurs et j’ai mêlé à ces témoignages de nombreuses et passionnantes recherches et réflexions. Étant musicienne mais aussi organisatrice d’événements à cette époque, cette expérience a été transformatrice à plusieurs points de vue. Cela me semblait évident de ne pas laisser ces pensées prendre la poussière sur les étagères de l’université.

Je les ai donc semées ! Sur ce blog, déjà. Et puis à l’occasion de rencontres auxquelles je suis invitée. J’ai également pu résumer les résultats de cette étude dans une courte publication d’éducation permanente pour le CDGAI en 2018, que vous pouvez consulter en ligne à tout moment. Un contenu que j’ai adapté dans une série de conférences dont certaines ont été enregistrées. Je vous invite à les découvrir ci-dessous ou à venir les écouter en vrai lors des prochains événements où je suis invitée.

Eliane Radigue

ConférenceLa place et l’histoire des femmes dans les musiques électroniques

En 2020, j’ai présenté à L’Autre Canal de Nancy une histoire non-exhaustive des musicien·nes électroniques. En retraçant la place des musicien·nes de l’antiquité à nos jours, tout en analysant les différents mécanismes de domination auxquels elles font face, cette conférence apporte un certain nombre d’outil qui permettent d’éclairer l’époque contemporaine : nécessité d’en faire deux fois plus, sexisme ordinaire, violence sexuelle, manque de visibilité et/ou désintérêt des professionnels et des médias, rareté dans la programmation des salles et festivals… En 2022, une étude statistique menée par le collectif female:pressure souligne une évolution mais le pourcentage de femmes programmées reste faible (9.2% en 2012 contre 26.9% en 2020–2021). Je vous propose de l’écouter ci-dessous.

Prochaines dates :

• 17/09/22 – Le Grand Mix (Tourcoing) avec la projection du documentaire “Sisters with Transistors” de Lisa Rovner. Plus d’infos.
• 24/11/22 – Le Metronum (Toulouse). Plus d’infos prochainement.
• 10/12/22 – Les Rencontres Transmusicales (Rennes). Plus d’infos prochainement.


RencontreL’électronique s’accord-t-elle au féminin ? Table ronde

Dans la foulée de la défense de mon mémoire et dans le cadre du Sioux Festival que je co-organisais, j’ai proposé une rencontre animée par la talentueuse Elisabeth Debourse (ex-Alphabeta Magazine et aujourd’hui cheffe de rédaction du magazine Le Fooding). De près ou de loin, ces trois invitées ont participé à mon étude. Nous avons ainsi pu échanger sur le sujet dans le cadre des rencontres BPM au PointCulture Liège.

Autour de (ou plutôt face à) la table : Nadine Plateau, co-fondatrice de Sophia, le réseau belge des études de genre ; Florence Atlas, DJ et journaliste ; Gilke Vanuytsel , ex-programmatrice au STUK à Louvain et de Artefact Music Festival et désormais au Beursschouwburg à Bruxelles.

Rencontre ✧ Des femmes vectrices de changement : l’art comme remède aux modèles dominants

À la suite de l’édition d’une courte publication d’éducation permanente pour le CDGAI en 2018 et sur l’invitation du PointCulture et du CDGAI, j’ai proposé une nouvelle rencontre. Celle-ci porte sur le sujet « Des femmes vectrices de changement : l’art comme remède aux modèles dominants ». Que ce soit une mise en visibilité, une volonté d’émancipation, une sortie de la précarité, l’envie de se rassembler pour être plus fortes, échanger et s’entraider, des démarches alternatives et féministes sont présentées comme remèdes ou réparation aux dogmes dominants du travail et de l’art.

Autour de la table ont été réunies Loraine Furter, graphiste, chercheuse et éditrice, membre active de Just For The Record ; Emmanuelle Nizou du collectif Désorceler la Finance, laboratoire sauvage de recherches expérimentales mené par la compagnie Loop-s ; Myriam Pruvot, vocaliste, artiste sonore et interprète. La rencontre est animée par Marie Anne Muyshondt, coordinatrice de l’édition des publications d’Éducation permanente du C.D.G.A.I.


Les Femmes s’engagent

Je fais partie de la boîte à outils mise en place par le festival Les Femmes s’en mêlent pour plus d’égalité dans les musiques actuelles. Ce sont des initiatives et des actions – ateliers, conférences, rencontres, projections, débats – qui cherchent à créer un impact positif dans les trajectoires des femmes et des personnes non-binaires dans le secteur des musiques actuelles, en s’appuyant sur le soutien, la participation et l’expertise d’un réseau d’actrices et d’acteurs engagé.e.s pour l’égalité femmes-hommes dans les musiques actuelles. Cette boîte à outils pour l’égalité accompagne désormais tous les événements à Paris et partout en France en complément de la programmation artistique du festival.

→ Découvrir la boîte à outil « Les femmes s’engagent »

→ Découvrir les projets proposés pour sensibiliser à l’égalité femmes hommes dans les musiques actuelles dont je fais partie, aux côtés entre autres de Sophie Rosemont, la Cantatrice chôme, Thérèse et Natasha Le Roux.


Si vous souhaitez, vous aussi, mettre en place une conférence ou une rencontre sur le sujet, vous pouvez m’écrire à elise(@)dutrieux.org ou en faisant appel à la boîte à outil Les femmes s’engagent.